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My saver || ft. Cœur d'Opale
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Nuage de Braise

Age : 18
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Nuage de Braise
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Dim 3 Mar - 23:51
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ft. Cœur d'Opale
Mes pas sont lents et réguliers. Ma respiration, de même. Je traverse le territoire depuis une bonne heure déjà et le soleil commence à décliner dans le ciel. Douces Oreilles va probablement râler puisque je compte rentrer dans un bon moment mais tant pis, j'ai besoin de respirer. La maladie prend de plus en plus le dessus dans le camp et c'en devient étouffant. Je me demande même si je ne vais pas finir par l'attraper, à force de côtoyer des chats malades à longueur de journée. Alors, je me suis simplement éclipsé dans l'après-midi pour pouvoir me promener un peu et qui sait, peut-être ramener une proie si je suis chanceux. Le gibier se fait rare sur nos terres et il est normalement interdit de chasser en territoires neutres mais... s'il n'y a pas de témoin, tout irait bien non ? Alors je me dirige vers les Quatre Chênes. C'est là-bas que j'ai vécu ma toute première assemblée et je me rappelle encore aujourd'hui du moment où Etoile de Cuivre m'a présenté à tous les autres clans. Je me rappelle encore de la façon dont j'ai gonflé mon poitrail ce soir-là.

Enfin, au bout de longues minutes de marche durant lesquelles seul le bruit des feuilles s'effleurant entre elles, m'accompagne. Une fois sur les terres libres, je prends une grande goulée d'air. Ici, l'atmosphère est légère ici et je ne ressens aucune bactérie du Mal Rouge. Ici, l'air est pur, il est sein. Je ferme les yeux un instant, mettant le museau au vent, laissant les odeurs de la forêt envahir mes narines, le clapotis de l'eau tapant contre la roche venant de la rivière me berce lentement, m'adoucit. Je pourrais rester ici des heures. L'odeur de bois, de terre meuble mais encore de... souris ? J'ouvre les yeux, brusquement, à l'affût. Une souris rôde non loin. Instantanément, je cherche d'où vient cette odeur alléchante, me rendant compte qu'elle provient près de cette même rivière qui me berçait quelques minutes plus tôt. Alors, doucement et furtivement, les sens en alerte, je rampe tel un serpent jusqu'au rongeur, curieux. Mon sang tambourine dans mes tempes et mes muscles se bandent. La souris, à seulement deux queues de renard tout au plus de moi, ne semble pas m'avoir remarquée et elle continue de se désaltérer, inconsciemment. Je choisis donc le moment opportun et lorsque enfin vient le moment, je me lance, griffes sorties.

Malheureusement pour moi, j'ai mal évalué la distance, le rongeur m’aperçoit bien avant que je ne l'attrape et il détale entre les fougères tandis que moi, je peine à m'arrêter. Le terrain est glissant, très glissant et je n'ai pas prévu ça, et c'est paniqué, que je tombe à l'eau. Cette dernière me glace les os. Elle est gelée et le courant est bien plus fort que ce que j'ai imaginé, mes pattes brassant désespéramment afin de chercher une surface sur laquelle je peux m'appuyer. Or, je ne sais pas nager. Je finis par couler, en détresse, l'eau me rentre dans la gueule, dans les narines : j'étouffe. Est-ce vraiment mon heure ? Dois-je rejoindre le Clan des Etoiles si tôt ? Tout ce que j'ai cherché à faire, c'est servir mon Clan et l'aider à survivre au Mal Rouge mais aussi à la famine.

Et sur ces pensées, ma vision se floute, puis plus rien.

Cœur d'Opale

Age : 18
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Cœur d'Opale
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Lun 4 Mar - 14:44

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Feat Nuage de Braise

Cœur d’Opale était resté au camp toute la matinée. Il avait aidé son guérisseur à s’occuper des malades, vaquant à un côté à l’autre du camp. Il avait l’air concentré, mais son cœur était ailleurs. Ces temps là avait été troublés. Il avait eu cette histoire avec ce solitaire qui l’avait laissé pantelant et perdu. Tout ce qu’il avait semblé contrôler semblait s’échapper et il détestait ne pas maîtriser sa vie. Il était énervé, pensif et se concentrait sur les taches et les problèmes de son clan pour se distraire, même si cela pouvait paraître égoïste. Le ventre vide, ils paraissaient tous si faibles, si pathétiques. Le guérisseur l’avait congédié, à force de rester proche des malades, il craignait qu’il n’attrape ce mal auquel il n’y avait encore aucun remède.

Opale était sorti du camp, seul. Il avait besoin de chasser en paix, et c’est dans ces moments-là qu’il appréciait de ne pas avoir d’apprenti. Il pouvait penser et réfléchir en paix. Enfin, il en aurait surement un, un jour, si tous les chatons ne mouraient pas du mal rouge. Et s’il ne devenait pas aveugle avant. C’était une question qui le tourmentait. Qu’allait-il donc faire, lorsque le monde se dérobera à ses yeux ? Il préférait se concentrer sur le moment présent. Autant en profiter pour l’instant. Il parcourra le territoire, foulant le sol froid et humide. Il captura un maigre mulot, il n’eut pas le courage de le manger, pensant d’abord aux anciens et aux malades. Il l’enterra dans la neige, espérant qu’il ne gèle pas dans l’après-midi.

Le soleil caressait doucement les pins, amenant un parfum léger de printemps. Celui de la neige fondue et de la fraîcheur humide. Il huma l’air, il était allé plus loin que ce qu’il souhaitait, s’approchant des quatre chênes. Les arbres, immenses et forts, s’élevaient vers un ciel grisâtre. Il descendit rapidement vers le bord de l’eau, les clapotis du lac attirant son attention. La glace avait fondue, du moins une très fine couche craquelée flottait à la surface.  Un vague espoir fit battre son cœur, bientôt ils pourraient de nouveau pêcher, et la famine s’apaiserait. Il languissait le printemps qui emporterait avec lui la souffrance et la maladie.

Il s’apprêtait à repartir, ne voulant pas aller plus loin dans les terres neutres, il n’y avait rien à chasser là-bas. Mais un bruit le fit sursauter. Splash ! Il se retourna brusquement, cherchant des yeux l’origine du bruit. Comme si quelque chose avait plongé dans l’eau. Tendu, il s’approcha de la rive en hâte, scrutant l’eau en frémissant. Là ! Il vit la rivière s’agiter en gros bouillons, apercevant la silhouette d’un félin se débattre contre le courant. Ho merde alors ! Il n’attendit pas, n’hésitant pas à se jeter dans l’eau glacée pour secourir le chat qui manifestement ne savait pas nager. L’eau lui arriva rapidement jusqu’au poitrail et il nagea en ligne droite, se laissant entraîner par le courant. Ses pattes grattaient parfois contre les galets. Il faisait froid, il s’essoufflait vite, le ventre vide, le gèle semblait pénétrer dans ses os, mais il n’y prêta pas attention.

Il arriva rapidement à l’endroit ou le félin avait disparu. Il regarda autour de lui, haletant, cherchant un signe. Il vit un remous sombre, quelques longueurs plus loin et il plongea. L’eau dense et glaciale lui coupa le souffle, il ferma les yeux, laissant son instinct le guider, nageant avec souplesse et rapidité. Il louait cette habilité propre à son clan et à son physique. Bam. Il avait cogné contre une masse inerte, il n’attendit pas, mordant la nuque du chat. Un chaton au vu de sa corpulence. Son cœur s’accéléra, il espérait que ce n’était pas trop tard. Il battit des pattes, remontant rapidement. Il creva la surface, ne s’arrêtant pas pour reprendre son souffle et nagea jusqu’à la rive opposée. Lorsque ses coussinets touchèrent terre, il se pressa, traînant le corps du félin au sec. Épuisé il sentit ses pattes se dérober sous lui, il cracha un peu d’eau et se pencha au-dessus de ce qui semblait un petit apprenti a la pelisse noire.

-Hé ! ...Tu m’entends ?

Il se pencha vers lui, cherchant son souffle du bout du museau. Il espérait que l’autre allait se réveiller, même s’il connaissait les premiers gestes, il n’était pas sûr de bien réussir.


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Nuage de Braise

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Nuage de Braise
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Jeu 7 Mar - 22:27
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ft. Cœur d'Opale
Tout est noir. Pas un bruit ; je n'ai même pas remarqué qu'un guerrier de la Rivière s'est jeté dans cette meurtrière qu'est l'eau glaciale qui m'enveloppe, m'étouffe, me noie. Quand j'ouvre de nouveau les yeux, je me trouve dans une clairière argentée. Ah... mon heure est vraiment venue alors. C'est la première chose que je me dis, le cœur serré dans ma poitrine. J'aurais aimé devenir guerrier avant d'en arriver là, j'aurais aimé pouvoir protéger mon Clan au péril de ma vie et au lieu de ça, la raison de ma venue ici est une stupide glissade. Foutue souris. Au diable cette dernière ! Au diable Douces Oreilles qui m'a laissé me débrouiller seul ! Je n'imagine même pas la tête qu'elle fera quand le clan aura retrouvé mon cadavre au fond de la rivière, si un jour ils me cherchent. Un frisson me parcourt rien qu'à cette idée et alors que je me perds progressivement dans mes pensées sombres, une féline s'approche de moi, entouré d'autres félins. Ce sont les ancêtres de l'Ombre, de mon clan. Cette dernière de son regard perçant jaunâtre, me toise avant de m'effleurer le bout de la truffe tendrement, murmurant au creux de mon oreille :

- Ton moment viendra Nuage de Braise, mais pour l'instant ton clan a encore besoin de toi.  Tu as tant de choses à découvrir sur la forêt et sur toi même. Vas, mon petit, retrouve les tiens.

Elle s'écarte un instant, me couvrant d'un regard tendre, puis plus rien de nouveau.
Soudain, j'ouvre les yeux pour la deuxième fois, brusquement, m'étouffant, crachant l'eau qui avait envahi mes poumons un peu plus tôt, haletant. Je me redresse un instant, manquant même de vomir tant je tousse, les membres tremblant. Je suis complètement tétanisé, frigorifié, trempé jusqu'aux os et mon regard dérive sur le félin qui se dresse devant moi, l'air inquiet. A son odeur, je comprends que c'est l'un des guerriers du Clan de la Rivière. Son pelage grisâtre tacheté brillait, lui aussi mouillé. Je mets un certain temps avant de faire les liens puis je me rends compte que ce matou m'a sauvé la vie. Enfin, je crois ?

- Inutile de hurler, je t'entends.

Je ronchonne d'un air mauvais. Mon regard lui lance des éclairs et je titube pour finalement me mettre sur mes quatre pattes, tentant tant bien que mal de me montrer plus imposant. Je suis probablement pathétique à m'en prendre à mon sauveur, mais je n'en ai rien à battre. Ma fierté passe avant tout.

- J'peux savoir pourquoi t'as sauté dans cette rivière pour me sauver ? J'pouvais me débrouiller seul.

Mensonges.

Cœur d'Opale

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Cœur d'Opale
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Mar 12 Mar - 8:59

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Feat Nuage de Braise
Cœur d’Opale grognait avec angoisse, le petit corps inerte du félin gisait toujours, inconscient. Il avait appris les gestes basiques pour aider un chat à se sauver de la noyade. Il n’était pas du clan de la rivière pour rien, ils avaient tous eu une petite formation. Il renifla l’apprenti, le retournant d’un coup de museau, se penchant vers lui en guettant une respiration. Rien. Il pesta, commençant à appuyer de ses deux pattes sur le poitrail. Mais ce ne fut pas nécessaire.

Le jeune chat ouvrit de grands yeux, se retournant brusquement, désorienté, crachant l’eau qui stagnait dans ses poumons. Soulagé, Opale s’écarta pour lui laisser de l’air. Il en profita pour observer où ils étaient. Il l’avait ramené sur le sol de la rivière, un peu éloigné des quatre chênes. Heureusement, ils avaient évité les petits rapides qui se trouvaient en contrebas. Idéal pour attraper du poisson, mais aussi pour se briser les os. Il s’assit un peu pantelant, observant l’autre d’un œil inquiet. Il se remettait de ses émotions, il était normal que…

- Inutile de hurler, je t'entends. J'peux savoir pourquoi t'as sauté dans cette rivière pour me sauver ? J'pouvais me débrouiller seul.

Opale haussa les moustaches, une petite moue amusée pointant sur son minois. Toujours aussi sympathique, les membres du clan de l’ombre. Au moins il parlait. Même si ce n’était surement pas pour le plus grand plaisir du guerrier. Il faisait extrêmement froid et ils exhalaient une buée blanchâtre. Cœur d’Opale aussi tremblait, se levant machinalement pour faire quelques pas. Ils ne devaient pas rester ici, trempés comme des ragondins, ils allaient tomber malade. Il fallait prendre une décision rapidement. Il dévisagea l’autre, pensif.

Soit il le ramenait à son territoire, mais il fallait longer toute la rivière pour ne pas à avoir traverser les eaux glacées. Et c’était surement une mauvaise idée vu son état, convulsant presque du choc et de l’air gelé. Il n’était pas non plus sur qu’il allait parfaitement bien, il s’était quand même noyé et semblait avoir touché les étoiles. Malgré sa voix forte et faussement assurée, non, il n’allait pas bien. Il allait donc se rabattre sur la deuxième solution : le ramener au camp de la rivière. Encore fallait-il le convaincre… Il n’avait pas l’air du genre à capituler sans combattre. Frémissant, il répondit calmement

-Peut-être, ce n’est pas la sensation que tu me donnais en te faisant emporter par les rapides.

En plus d’avoir perdu conscience se manqua-t-il d’ajouter, mais il avait bien compris que l’autre agissait plus par orgueil qu’autre chose. Il ne lui en voulait pas. Se noyer était une expérience qu’il n’aimerait pas retenter. Comme tout bon guerrier rivereux, il avait failli se faire avaler par les eaux plus d’une fois.

-Je suis Cœur d’Opale, guerrier de la rivière. Comment te sens tu ? Tu penses pouvoir marcher ?

Il s’était approché, reniflant son pelage mouillé. Non, définitivement, ils ne pouvaient pas rester là. Il avait bien entendu beaucoup de question pour le jeune chat. Par exemple, que faisait-il dans l’eau ? Ou pourquoi était-il si proche du territoire de la rivière ? Ou que faisait-il aux quatre chênes ? Il les garderait pour plus tard, à présent ils devaient faire vite.

-Si tu as du mal je t’aiderais, il n’y aucune honte à ça. Nous devons aller voir mon guérisseur.


Il avait dit ça promptement. Autant y aller de but en blanc. Il lui faisait comprendre par la même occasion qu’il allait l’emmener dans son camp. Sans lui laisser guère le choix. De toute façon, l’autre était techniquement sur son territoire, il n’avait aucun pouvoir ici. Le jeune guerrier était prêt à sortir tous les arguments pour qu’il ne s’enfuit pas. Mourir de froid serait particulièrement bête.


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Nuage de Braise

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Nuage de Braise
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Mar 12 Mar - 11:09
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Nuage de Braise haletait, le souffle court. Malgré l'allure de félin fort qu'il essayait de se donner, son corps le trahissait, lui. Tous ses membres tremblaient et il peinait à rester debout. Cependant, sa mâchoire était serrée et ses yeux lançaient des éclairs. Le guerrier de la Rivière qui lui faisait face ne bougea pas, se contentant de répondre calmement :

-Peut-être, ce n’est pas la sensation que tu me donnais en te faisant emporter par les rapides.

L'apprenti de l'Ombre pesta. Il grommela quelques mots incompréhensibles, frustré de voir que ses paroles ne faisaient aucun effet sur son aîné. Il était serein, presque amusé même. Il aurait juré apercevoir une esquisse de sourire un peu plus tôt. Le guerrier enchaîna en se présentant sans prêter attention au poil mouillé mais hérissé du petit chat.

-Je suis Cœur d’Opale, guerrier de la rivière. Comment te sens tu ? Tu penses pouvoir marcher ?


Nuage de Braise manqua de feuler en le voyant s'approcher d'un peu trop près pour renifler son pelage humide. Non mais pour qui se prenait-il ? L'apprenti au poil d'ébène avait horreur du contact avec les autres lorsqu'il venait d'eux. Il n'aimait pas être touché et encore moins être reniflé, même si lui se le permettait avec les autres.

- Evidemment que je peux marcher ! Tu me prends pour qui ?!

Il était certain de pouvoir retourner sur ses terres, se sentant peu à l'aise de l'autre côté de la frontière. Il se sentait en tort. Si Douces Oreilles l'avait vu agir bêtement au point de se retrouver à l'article de la mort à cause d'une stupide souris, elle l'aurait sûrement puni ou pire encore, elle se serait peut-être moquée de lui. La honte. Nuage de Braise s'ébroua alors pour essorer le plus possible son pelage trempé. Il n'avait pas non plus envie de tomber malade. Il lança ensuite un regard hautain à son sauveur avant de faire quelques pas, prouvant ainsi ses paroles.

Ses membres lui faisaient horriblement mal, il avait l'impression de porter des tonnes de rochers sur son dos tant il se sentait lourd et ses pattes flanchaient par moment et il remarqua par ailleurs qu'il était écorché un peu partout. Il leva le museau en l'air pour observer le territoire sur lequel il se trouvait. Même s'il le voulait, il ne serait pas capable de traverser la rivière dans cet état. Il déglutit alors difficilement en constatant que l'étendue de la rivière lui paraissait infinie. Il devait se rendre à l'évidence : il ne pourrait pas rentrer de si tôt. Sa gorge se noua. Que penserait le Clan de lui ? Il apparaîtrait comme un fardeau, un maillon faible. Cette idée lui fit monter une angoisse, si bien que lorsque Coeur d'Opale ouvrit la gueule pour miauler, il fit volte face pour l'agresser :

- Pourquoi je te suivrais ?! Ne t'attends pas à ce que toi et moi on devienne amis, je ne fais confiance à personne d'autre que ceux de mon Clan ! Retourne donc chez toi, bouffeur de poisson !! Je ne t'ai rien demandé que je sache !!

Nuage de Braise avait été violent dans ses paroles et sa voix tremblait. Son coeur s'affolait dans sa poitrine et même si son regard était méchant, on pouvait y retrouver également de la détresse, plus profondément. Il tourna ensuite le dos au guerrier adverse et il baissa la tête, fixant le sol et ses pattes encore mouillées, sa respiration créant de courts petits nuages blancs. Il ferma les yeux un instant, se concentrant tandis que ses griffes se plantaient profondément dans le sol. Il savait au fond que Coeur d'Opale avait raison et qu'il ne pourrait rien faire d'autre que le suivre. Alors, il baissa la queue et les oreilles. J'abandonne. Tant pis si le Clan le voyait comme un bon à rien, actuellement, il ne pouvait pas rentrer : il n'en avait pas la force.

Alors, le petit matou noir se tourna de nouveau vers le guerrier tacheté pour marmonner d'une petite voix, le regard fuyant.

- Je veux bien que tu m'aides s'il te plaît à marcher jusqu'à ton camp.

L'apprenti était tout penaud et toute trace d'hostilité s'était évaporée.

Cœur d'Opale

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Cœur d'Opale
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Mer 13 Mar - 17:42

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Feat Nuage de Braise

L’autre lui cracha presque à la figure alors qu’il s’approchait pour vérifier qu’il n’était pas blessé trop gravement. Il avait des égratignures, trainé par le courant contre les galets. Cœur d’Opale recula, les oreilles en arrière, grognant légèrement par réflexe. L’autre dégageait une telle animosité que c’était étouffant. Mais il ne lui en voulait pas et le comprenait. Après tout il était en territoire ennemi, sauvé par un félin inconnu. Il avait peut-être été trop familier, il ne voulait pas le déshonorer ou l’embêter, simplement l’aider. Mais l’autre semblait le prendre autrement. Il soupirait, en pensant déjà à quelle difficulté ça allait être de l’emmener jusqu’au camp. Il ne pouvait pas faire ça s’il refusait ou se débattait, il n’était pas un bourreau non plus.

-Evidemment que je peux marcher ! Tu me prends pour qui ?!

Pour un rescapé de la noyade. Ils n’étaient que des chats, et échapper à la mort de si prêt laissait forcément un être affaibli. On ne pouvait pas être toujours fort et vaillant, même si on le souhaitait du plus profond de notre cœur. Certains vivaient dans ce but même. Opale avait toujours trouvé ça… Inutile. L’honneur. La vaillance. Ho il n’était pas lâche, mais il avait appris à vivre avec humilité et accepter l’aide des autres. Même si ces temps-ci ce n’était plus trop le cas. Le jeune félin au pelage de jais semblait méditer la question.

Il remarquait lui aussi qu’il ne pouvait définitivement pas retraverser la rivière. Son malaise semblait empirer de seconde en seconde, et le froid qui anesthésiait ses blessures devenait moins efficace. Il fallait le soigner. Cette pensée devenait de plus en plus forte a mesure que les minutes défilaient. Il rentrerait chez lui quand il serait rétabli. Ho, son mentor le chercherait, son clan aussi. Le jeune guerrier espérait que ça n’amènerait pas trop de conflit… Mais après tout, il l’emmenait pour le soigner. Il ne l’enlevait pas… Enfin si l’autre protestait c’était une autre histoire. Il espérait qu’il capitulerait. Il ouvrit la gueule, inquiet, prêt à insister

- Pourquoi je te suivrais ?! Ne t'attends pas à ce que toi et moi on devienne amis, je ne fais confiance à personne d'autre que ceux de mon Clan ! Retourne donc chez toi, bouffeur de poisson !! Je ne t'ai rien demandé que je sache !!

Un peu abasourdi, le félin dévisagea le petit apprenti furieux en inclinant légèrement la tête. Hein ? Que… Quoi ? Amis ? Il n’avait jamais souhaité ça. Surtout pas avec un petit félin agressif et rancunier comme lui. Opale n’était pas naïf non plus. Il lui lança un regard froid, mais sans hostilité. Ils n’avaient pas le temps de déblatérer ou s’insulter sur des choses aussi immatures que « bouffeur de poisson ». Il leva les yeux au ciel, réfléchissant à une manière de le convaincre. Ils allaient finir par mourir de froid à force de rester planter là. Cœur d’Opale reposa son regard trouble sur celui du petit félin. Ho… Il le dévisagea quelques instants. Ce n’était pas une réelle hostilité qu’il lisait dans son regard. Plutôt de la… peur ? Il l’avait peut-être mal jugé. Son regard s’adouci. Il devait agir en adulte des fois. Il s’apprêta à parler, même si l’autre ne voudrait surement pas de ses paroles, mais il le coupa de nouveau

- Je veux bien que tu m'aides s'il te plaît à marcher jusqu'à ton camp.

Sa voix était timide et peinée. Tout le contraire d’y a quelques instants. Cœur d’Opale resta silencieux, se rapprochant de lui et se collant à sa fourrure pour le soutenir dans sa marche. C’était étrange, peut-être, d’aider quelqu’un qui l’avait insulté. Mais c’était son but depuis le début, alors il n’allait pas agir comme un rustre et le laisser marcher seul jusqu’à leur camp. Il resta silencieux, tout au long du chemin, aidant le jeune chat à mettre une patte devant l’autre. Ils arrivèrent sans tarder, prenant des petits sentiers simples et tracés. Le soleil déclinait dans le ciel et il l’emmena dans la tanière du guérisseur. Autour de lui, le clan s’était agité, il avait répondu aux interrogatoires de sa cheffe et avait laissé le soigneur s’occuper du félin.

-Repose toi bien.


Avait-il seulement dit au matou. Il était cependant resté non loin, à s’occuper des autres malades. Il pourra le revoir plus tard… Peut-être.


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