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Avis de vent fort en cours ou prévu
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Croc Silencieux

Messages : 39
Date d'inscription : 26/10/2018
Croc Silencieux
Guerrier
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Mer 9 Jan - 15:03
Le vent était gelé. Pas particulièrement fort, il ne soufflait pas comme il pourrait le faire en prévision d’une tempête. C’était plutôt doux et les arbres nus, les plantes, chaque parcelle de l’environnement remuaient à peine. Le parfum qu’il apportait était lui-même amoindri. Me voilà arrivé sur le chemin du tonnerre. J’apprécie le longer, l’odeur horrible qui s’en dégage m’amuse d’avantage qu’elle ne me dégoute et peut être aurai-je l’occasion de croiser un voisin du clan du tonnerre. Cette atmosphère paisible me donne une furieuse envie de taquiner quelqu’un.
Ma mission de ce matin, mission auto-attribuée était d’aller en ville pour rapporter de l’herbe à chat, j’avais entendu que l’on commençait à en manquer et c’était une occasion de me promener dans ce monde étrange que celui des bipèdes. Bien que je le fréquentais depuis des dizaines de lunes, chaque fois que je m’y rends, il semble encore empli de mystères à percer.

Me voilà à l’approche de la ville, je n’ai vu absolument personne. Je commence par l’entrée Sud, je connais plusieurs nids de bipèdes cultivant de l’herbe à chat, je les visiterai méthodiquement. Rien dans le premier, je me dirigeai alors vers le second, à quelques dizaines de queues de renard de l’endroit. Je pris une seconde pour me lécher les pattes, sentant par intermittence la désagréable odeur du goudron dans mon pelage, le gout est absolument révulsant. Je dressai l’oreille, poussant malgré moi un bref grognement. Je connaissais ce son, enfin, ce n’est qu’une impression pour l’instant. Un deuxième cri, bref, gutural, ettouffé. Je filai à toute vitesse dans la direction du son. Je trouvais un chat, rien d’autre. Ce n’était pas lui qui se battait à mort. Mais je ne voyais ni ne sentait rien d’autre. Enfin, si, je vis quelque-chose, je vis un éclat embrasé dans le fond des yeux de l’inconnu.
« ça sent la mort ici. » articulai-je lentement, cherchant par tous mes sens le chat que j’avais entendu précédemment. C’était faux, je ne sentais rien, plus rien du tout, par contre je le pressentai.

Foudre

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Foudre
Solitaire
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Jeu 10 Jan - 21:00
Le silence s'était installé après une brève discutions avec un matou famélique au pelage roux hirsute, ce dernier pris congé du noiraud-son interlocuteur- lançant une œillade perçante en contrebas à un troisième félin plutôt costaud, noir et blanc mais dont la démarche semblait hésitante avant de s'assoir au pied de l'escalier. Le félin noir de jais esquissa un sourire inquiétant en descendant lentement les marches et se retrouva à une longueur du matou tacheté qui recula, mal à l'aise. Le chat noir tourna autour de l'autre avec une impatience non dissimulé, un faux air avenant se faisait ressentir. L'autre déglutit, puis baissa la tête: il savait très bien ce qu'on attendait de lui. Pourtant son air grave révélait très bien qu'il ne pouvait satisfaire Foudre de ce qu'il désirait. Il murmura d'un air désolé.

- Non Foudre, je… suis navré. Je n'ai pas réussi à trouver quel type de plante les chats de clan utilisait pour les blessures infectés…. Ni… stopper les saignement je… suis désolé.
Le sourire de Foudre s'effaça et il se stoppa net.
- Je te donne une petite mission et tu es incapable de la faire correctement ?
- Je… je suis désolé…
- Quel âge as tu?
- Pardon..?
- Je te demande ton âge.
- 32 lunes…
- Hmm… C'est bien jeune pour mourir, moi aussi je suis désolé pour ça.  Mais en temps que nouveau dans le coin, tu avais pas le droit à l'erreur.

Il se rabattit sur lui-même et bondit lestement sur l'autre qui feula, terrifié en se débattant, étant relativement costaud, il parvint à se dégager dans un premier temps mais son manque d'expérience en matière de combat l'empêchait totalement de prendre un quelconque avantage, secouant les pattes au hasard, s'épuisant de lui même et quand la faille s'ouvrit, quand l'erreur de tendre le cou, Foudre plongea la tête en avant en planta ses crocs dans la gorge du matou qui suffoqua, gémit, continua quelques désespérés instants de se dégager mais la pression bien placé et fatal le fit lentement abandonné, dans un ultime soupire avant de se taire à jamais.

Il ne réagissait pas toujours aussi brutalement mais là, il était de mauvais poil. "On est jamais mieux servi que par soi-même". Ici, les solitaires le connaissait que trop bien. Il n'était pas le chef d'une bande. Un solitaire restait un solitaire. Fidèle à personne ni aucune loi si ce n'est celle du plus fort. Quand Foudre demandait quelque chose, réputé pour sa violence, sa manipulation, son sens inné du combat et son obsession pour les clans, les solitaires s'exécutaient et se lançait dans leur mission. Plus les félins le satisfait et plus il leur pardonnait d'avoir échoué. Car s'était aussi une preuve de force que celle de réussir une mission. Les petits nouveaux arrivés en ville, eux, n'avait pas le droit à l'échec s'il voulait se faire une place dans le coin. Les seuls en qui il n'avait aucun contrôle, ces satanés chats de clans….

Il pesta encore dégouté de ne pas avoir obtenu ce qu'il avait souhaité, pris dans ses pensées à tel point qu'il ne sentit pas l'odeur féline à proximité et ce n'est qu'en entendant les paroles d'un matou, qu'il cligna des yeux, masquant d'abord sa surprise mais restant détendu.

- ça sent la mort ici.

Il plissa ses yeux dorés, analysant cet inconnu, septique. Il ne le connaissait pas… Quoi que si...vaguement en fait… enfin il n'était pas sûr, il voyait tellement de monde.. Un nouveau solitaire ? Non. Après un moment il reconnut l'odeur d'un chat de clan. Il se détendit, prenant un air chaleureux alors qu'il sourit à l'autre. C'était, ma foi, trop tard apparemment pour cacher le sang qui rougissait encore ses pattes et le bout de son museau. Hum… Il ignorait comment allait le prendre ce chat. Allait-il se jeter sur lui ? Il savait bien une chose. Les chats de clans savaient se battre mais lui avait l'avantage du terrain, la ville, il la connaissait par cœur. Mais bon, Foudre avait beau être violent et bagarreur, s'était aussi un beau parleur et il savait qu'il en tirerait bien plus en commençant par parler plutôt qu'en se battant.

- La mort est partout, en ville. Répondit-il, innocemment.

Il s'avança confiant vers celui qui, en se rapprocha sembla clairement être son ainé. Foudre s'inclina poliment. Il savait dominer mais aussi s'abstenir de toute prétention dans l'espoir d'en tirer avantage plus tard… Cependant, malgré cela, il se rapprocha de l'autre sans la moindre hésitation, montrant sa grande confiance en lui. Son regard prédateur calmement planté dans ceux du chat de clan, l'évaluant méthodiquement au cas ou cela dégénèrerait. Puis, après un moment il se détendit entièrement, laissant s'envoler toute tentions, il ronronna amusé et lança:

- Bienvenue à toi en ville, visiteur!Il continua sur le même ton mielleux, fixant un instant ses pattes écarlates avant de replonger son regard insistant dans celui de l'autre, mon nom est Foudre. Ici, la loi, c'est moi. Il se tut un instant et demanda doucement plus pour lui-même, es tu intéressant ou ennuyant..? Il secoua la tête et reprit plus fort, mais dis-moi, qu'est-ce qui t'amène par ici, chat de clan ?

Croc Silencieux

Messages : 39
Date d'inscription : 26/10/2018
Croc Silencieux
Guerrier
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Ven 11 Jan - 17:41
Les reflets d’or dans les yeux du chat noir oscillèrent lorsque son regard se planta dans le mien, je dressai légèrement les oreilles, attentif à chaque détail susceptible de m’offrir des précisions sur ce solitaire. Semblant détendu, il eut un mouvement pour s’approcher de moi, cela attira mon attention un peu sur la droite : je crois qu’il y a quelque-chose, derrière cet angle de mur, celui où il se tenait l’instant précédant. C’est dans ce genre de cas que l’on se sent avoir vieilli : peut-être qu’avant, je m’y serai précipité, pour voir. Mais avec l’expérience, je ne me bouge plus trop pour aller constater ce qui semble évident. Le drôle de loustic eut un sourire presque chaleureux. Ses crocs dont la blancheur était accentuée par son sombre pelage se découvrirent doucement, constellés de deux longs filets de sang.

« Ah. Ne souris pas. Tu as du sang plein la gueule. » lui répondit-je dégouté, mais c’était un point pour lui : la ville était tout sauf un endroit où l’on était en sécurité. Aussi, en être surpris témoignait d’un grave manque de pratique, s’en insurger était relativement stupide quoique plutôt satisfaisant. Il faut toujours avoir des sujets contre lesquels s’énerver, ça maintient en forme.
Le matou s’approcha et s’inclina, je baissai tout aussitôt la tête, autant pour répondre à son salut que pour protéger mon cou : s’il savait le nombre de fois où je l’avais faite ; la petite blague de sauter à la gorge en faisant mine de m’abaisser. Mais apparemment, ce n’était pas son but. Il me jaugea trop longuement. Je senti un frisson dans mon échine, rien que le fait qu’il me fixe comme ça me tentait de lui sauter dessus pour administrer deux ou trois bonnes entailles dans sa jolie pelisse. Cela faisait quelques temps que je ne m’étais pas battu sans retenir mes coups, ce manque me chatouillait les nerfs mais il me fallait patienter. Je refrénai le mouvement de mes babines qui commençaient à se retrousser et le dissimula en passant ma langue sur mes dents, cela peut passer pour un tic pacifique d’appel au calme. De son côté, le jeune se détendit aussi, il ronronna :

« Bienvenue à toi en ville, visiteur! » Me dit il aimablement, fixant ses pattes un instant. Je suivi son regard. Oh, charmant, jusqu’alors, j’avais remarqué qu’il avait les pattes sales sans m’y attarder.
-mon nom est Foudre. Ici, la loi, c'est moi » j’acquiesçai consensuellement en agitant brièvement les oreilles aux dire de l’autoproclamé juge et apparemment bourreau. Je ne me laissai pas influencer par sa provocation pour l’instant, peut être s’amusait-il de son effet et du sang qui collait sa fourrure, mais avait il eut une parfaite raison d’agresser sa victime. Peut être ne s’était-il que défendu et l’autre aurait été un petit caïd qui se serait attaqué à la mauvaise personne.

« es tu intéressant ou ennuyant..? » Murmura-t-il, j’entre-ouvris la gueule pour répondre, ne sachant même pas encore ce que j’allais dire mais il reprit, me souhaitant la bienvenue. Cela me sembla plutôt étrange. Foudre répétai-je mentalement pour me rappeller son nom, mais ces syllabes eurent un écho différent cette fois, j’avais entendu ce nom déjà apparement il commençat à se faire un sacré nom en ville.
« Hm, alors c’est toi Foudre. » °Rectification°, me dis-je, sa réputation le précédait et il n’avait sans doute pas eu de raison d’avoir du sang sur les pattes. « Je m’appelle Croc Silencieux. » Je n’annonçai pas mon clan, me demandant s’il allait le deviner. « Je suis venu piquer des plantes à des bipèdes. » Contai-je sans malice, mon attention était où nouveau focalisée sur ce coin de mur qui devait abriter des regard quelque-chose qu’il n’était jamais plaisant de voir. Je fixai cependant cet endroit et demandai alors d’un ton sourd : « Montre-moi ce que tu as fait. » Je ne comptais pas passer devant Foudre pour aller voir moi-même, ce n’était pas ça qui me rendait curieux, c’était lui là-bas que je voulais voir.

Foudre

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Date d'inscription : 10/07/2018
Foudre
Solitaire
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Ven 11 Jan - 19:11
Le matou noir s'assit après un brève instant et pris soin de se nettoyé. Ah. D'habitude il prenait le temps de le faire. C'était un beau mâle, encore jeune et attirant qui savait très bien attirer les autres grâces à ses charmes. Mais étant dans ses quartiers, réputé pour être la terreur des lieux, il n'avait pas pris cette peine. En même tems comment avait-il pu se douter un seul instant tomber sur un chat de clan qui ne semblait pas spécialement commode et facile à amadouer. Dans ce cas là, il ne pouvait que faire patte de velours et attendre. Il était patient. Il avait suffisamment jouer ce rôle inoffensif pour savoir s'y prendre à merveille.

Mais voilà. Ce matou débarque et le prend au dépourvu. Le voyant couvert de sang. Comment pouvait-il paraitre gentil à présent avec une fourrure si poisseuse. L'agacement était tel qu'il ne se gêna pas de donner son nom, sachant pertinemment qu'il ne serait pas inconnu à l'autre. Mais malgré cela, il continua avec joie son petit rôle innocent, contrastant avec son effroyable fourrure noir comme la nuit ruisselant de sang. Il se lécha soigneusement son pelage en attendant patiemment que l'autre prenne la parole.

- Hm, alors c’est toi Foudre. Je m’appelle Croc Silencieux. Je suis venu piquer des plantes à des bipèdes.

Bingo. Il savait qu'il était. Foudre aussi les épaules avec indifférence, continuant de se lécher le pelage avec nonchalance.

S'attardant d'avantage sur la suite de ses mots. Il se nommait Croc Silencieux. Il venait du clan de l'ombre vu l'odeur et il venait chercher des plantes. Mais ce n'était pas un guérisseur… était-ce une excuse pour s'éclipser du camps, hmm ?Tout les guerriers s'y connaissaient-il en matière de plante ? Il se retint de demander. Ce matou qui semblait loin d'être crédule finirait par se méfier pour de bon s'il posait la question ou qu'il se montrait un peu trop curieux… Il se retint donc, presque déçu, mais c'était le plus sage pour l'instant.

- Montre-moi ce que tu as fait.

Foudre l'observa longuement de ses yeux doré. Das un premier temps, il ne compris pas de quoi parlait l'autre. Il cessa de se lécher la patte, peu habituer à recevoir des ordres comme ça. Et le fait que le matou n'aille pas voir de lui-même mais lui demande de l'y conduire l'étonna. "Qu'attends-tu de moi..?" songea t-il perplexe. Quel plaisir y verrait-il à voir un cadavre sans intérêt ? Et pourquoi devait-il lui montrer ? Cependant, sans faire d'histoire, Foudre se leva, il s'étira longuement, sans se presser et passa furtivement juste devant Croc Silencieux, passant sa queue sous son museau, puis, frôle sa fourrure mais avant que le guerrier ne puisse réagir, il était déjà quelque pas devant, attendant d'être suivit pour montrer ses actes.

A peine plus loin il se retrouva devant le corps sans vie du matou noir et blanc. Sa fourrure en bataille, les yeux écarquillés et la gueule ouverte. Il était bien content de ne pas avoir mutilé son corps Inutile de choquer l'étranger. Il fixa un instant le corps musclé qui s'était vidé de son corps. Bientôt les bipèdes le remarquerait et le mettrait dans un grand sac avant de s'en débarrasser. S'était bien pratique et plus rapide que de laisser faire la vermine. Ici, les chats et les bipèdes vivaient en relation de symbiose. Ils se débarrassaient du surplus félins et des rongeurs les maintenant loin des maladies mais aussi des dégâts que provoquaient ses bestioles et en échanges il se faisaient nourrir, mais la vie restait relativement difficile ici. Surtout depuis que certain chat tentaient de prendre le contrôle du territoire des bipèdes.

- Je te présente Hiska. Il était nouveau en ville, venant de par delà ses bâtiments tout là-bas. Mais comprends bien qu'il faut se faire une place en arrivant dans un territoire qui n'est pas le sien. Il a payé le prix d'une trop grande faiblesse. Les faibles apportent la maladie et un véritable fardeau. Même si je sais à quel point les chats de clans aiment s'occuper des fardeaux mais ici, Je juge moi-même ceux qui mérite de rester.

Il ronronna, amusé, s'asseyant derrière le cadavre et observant la réaction de Croc Silencieux. C'était lui qui avait voulu voir ça. Lui n'avait rien demandé. Son air était angélique mais intérieurement un démon ricannait.

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